Mesure d’interdiction d’exportation de certaines céréales au Niger : analyse des impacts sur les marchés, enseignements et perspectives.
Rédaction : SIMA / 2025–2026.
Les marchés jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire des ménages, surtout en période de campagnes agricoles déficitaires. Leur suivi régulier, assuré par le Système d’Information sur les Marchés Agricoles du Niger (SIMA-Niger), permet aux décideurs, partenaires et acteurs économiques de disposer de données fiables sur la conjoncture commerciale, y compris sur les marchés transfrontaliers (Nigéria, Bénin, Burkina Faso).
Le 2 octobre 2025, le Niger a reconduit l’arrêté interdisant l’exportation du riz paddy, du riz blanchi, du mil, du sorgho, du niébé et du maïs. Cette mesure, initialement adoptée en 2024, a permis d’améliorer la disponibilité des céréales sur les marchés nationaux et de stabiliser les prix, même en période de soudure.
Cette reconduction intervient dans un contexte marqué par :
- une forte demande régionale en produits vivriers,
- la hausse persistante des prix des denrées de base,
- les tensions sur les marchés ouest africains liées au changement climatique, à la baisse de production et aux flux transfrontaliers.
L’objectif principal est de garantir la sécurité alimentaire nationale en protégeant les disponibilités locales contre la spéculation et la pression des marchés frontaliers. Toutefois, cette décision comporte aussi des implications économiques et sociales pour les producteurs, commerçants et ménages dépendants des revenus issus des exportations.
L’analyse spéciale du SIMA-Niger met en avant trois axes :
- Évaluer les impacts économiques, sociaux et commerciaux de la mesure,
- Tirer les leçons de la première phase (2024–2025),
- Proposer des pistes d’ajustement pour assurer un équilibre durable entre protection du marché national et maintien des échanges régionaux.
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